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Collection santé social, DUNOD
Parution Juin 2017
François Beiger, Gaëlle Dibou


Les personnes âgées placées en institution sont la plupart du temps privées de ce qui leur a longtemps tenu le plus à coeur : la maison que l’on quitte, le conjoint qui décède, la perte de l’autonomie et, parfois, la perte du sentiment de sa propre utilité. S’il ne peut rendre le foyer, le partenaire ou la vie d’antan, l’animal peut aider à se remémorer les souvenirs d’hier.
De plus en plus utilisée en établissements (EHPAD, hôpitaux, etc.), la zoothérapie dynamise l’accompagnement au quotidien et soutient le soin :
• la présence d’un animal de compagnie encourage une personne à s’exprimer, à laisser libre cours à ses émotions,
• elle peut l’aider à recouvrer un peu de sa motricité ;
• le simple fait de caresser un animal suffit souvent à réduire la tension artérielle de la personne.

La médiation par l’animal constitue un outil précieux qui profite non seulement à la personne âgée tout au long de son séjour en institution, mais aussi à sa famille et à l’équipe soignante qui l’entoure.

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Presse : extrait du magazine " Le mutualiste" par Isabelle Coston

L’animal ressent les émotions

Gaëlle Dibou, psychologue, a aussi fait l’expérience, avec sa petite chienne coton de Tuléar, de cette bienveillance et de cette faculté de l’animal à communiquer au-delà du langage : « Ce qui est étonnant la première fois que je l’ai amenée à la maison de retraite, c’est qu’elle allait vers les personnes les plus dépendantes, voire les plus agressives », raconte-t-elle. Elle cite l’exemple d’un homme en colère, qui brandissait sa canne. « Je me suis assise à côté de lui, la chienne sur mes genoux. Il lui a parlé et j’ai pu moi-même ensuite lui adresser la parole. Grâce au lien qui s’est établi naturellement entre elle et lui, il a enfin pu me confier sa souffrance. » Si l’animal permet de faire parler, de libérer des émotions désagréables, « il n’est pas thérapeutique, précise-t-elle, c’est un médiateur : En observant ses émotions, on décrypte la situation ». L’animal sent lorsque la personne souffre. Chez la personne en fin de vie, la chienne de Gaëlle Dibou demande à monter sur son lit, pour se lover contre elle. « Elle fait la même chose avec les personnes qui sont tristes. Elle se met à cheval sur nous deux. Je sens ainsi que le corps de la chienne se fait de plus en plus lourd quand il y a de la souffrance. Lorsque la patiente s’est apaisée, qu’elle a fini de pleurer, le corps de la chienne se relâche. »

Radio :

Emission du 11/02/2019, sur Europe 1 avec Olivier Delacroix, Partagez vos expériences de vie,

"Animaux : peuvent-ils nous aider à guérir ?" Ici